Le député du Bloc Québécois Stéphane Bergeron adopte une position de principe sur les conséquences de la guerre en Artsakh

(OTTAWA – 7 octobre 2021) – Lundi 27 septembre 2021, lors de sa session d’automne, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a tenu un débat sur les «Conséquences humanitaires du conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan»

Au terme du débat, le député canadien Stéphane Bergeron (Bloc Québécois) a soumis à l’assemblée la déclaration suivante, adoptant une position de principe sur les nombreuses conséquences de la guerre contre l’Artsakh.

Le printemps dernier, j’ai participé au débat portant sur «Les Arméniens prisonniers de guerre, détenus en captivité et personnes déplacées».

J’ai alors souligné le fait que des drones turcs – ayant eu un effet dévastateur dans le Haut-Karabakh – étaient dotés de systèmes de capteurs canadiens, qui n’ont jamais été destinés à l’Azerbaïdjan, car aucune licence d’exportation n’a été émise pour ce pays par le Canada.

Nous avons été embarrassés par le fait que cette technologie canadienne ait été employée dans le cadre de ce conflit et qu’elle ait joué un rôle déterminant dans son dénouement.

Heureusement, l’embarras n’aura pas été notre seule réaction… Le comité des affaires étrangères de la Chambre des communes du Canada a déposé, en juin dernier, un rapport contenant des recommandations susceptibles de réduire la probabilité qu’une technologie canadienne soit à nouveau détournée et indûment employée dans le cadre d’un conflit régional.

Je suis cependant d’un optimisme prudent, puisque le gouvernement canadien doit faire siennes ses recommandations…

Le Canada devra également clarifier ses priorités lorsqu’il semble poursuivre des objectifs contradictoires. Dans le cas de ce conflit, plusieurs indices laissent entendre que le Canada ne pouvait être ignorant de la possibilité que la Turquie veuille équiper l’armée azérie de drones équipés des systèmes de capteurs canadiens, mais qu’il ait délibérément choisi de permettre néanmoins la vente de cette technologie à son allié de l’OTAN.

Le rapport fait état de développements positifs depuis la fin officielle du conflit, tels que la libération de 15 Arméniens et la libération de 15 autres personnes, l’été dernier.

D’autres échos nous parvenant se révèlent cependant plus inquiétants…

On pense notamment à la déprédation de lieux culturels et religieux, de même qu’au sort des populations déplacées et des blessés, mais aussi de celui, «de quelque 30 Arméniens, qui auraient été vus, filmés ou photographiés pendant leur captivité, sans que l’on sache où ils se trouvent» et les allégations «de traitements inhumains et dégradants et d’actes de torture systématiques».

C’est la raison pour laquelle le travail, la vigilance et l’engagement de la communauté internationale, comme celui de cette Assemblée, demeurent indispensables.

Le chemin vers la paix et la réconciliation n’est pas simple, mais les conflits qu’on laisse couver se résolvent rarement d’eux-mêmes.

Le Comité national arménien du Canada applaudit la position de principe de M. Bergeron sur cette question très importante et exprime sa gratitude pour son leadership et son soutien indéfectible.

 

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